Le Canada, un écosystème sportif « extraordinaire » pour la Super Ligue du Nord
Pendant des décennies, la Ligue canadienne de football (LCF) a été la joyeuse anomalie du sport d’ici. Une ligue bien installée au Canada, et au Canada uniquement, hormis cette expansion américaine dont on préfère ne plus parler. Christina Litz a vu les deux côtés de la médaille : elle a travaillé pour la LCF et pour la société mère des Jets de Winnipeg, dont le championnat est binational, comme celui d’une poignée d’autres équipes canadiennes dans les ligues majeures nord-américaines. Aujourd’hui, son projet est décidément canadien : Litz est présidente de la Super Ligue du Nord (SLN), qui rejoindra, lors de son match inaugural du 16 avril à Vancouver, ce modeste mais tenace courant de ligues exclusivement canadiennes qui souhaitent s’établir comme de véritables destinations pour les athlètes. Nous nous attendons pleinement à ce qu’un de nos clubs gagne la Coupe du monde des clubs un jour. Personne ne s’attend à ce que la LECB ou la CanPL rivalise avec les championnats les plus puissants de leurs sports respectifs. Pour la SLN, tout est encore à prouver, mais le scénario d’une ligue canadienne qui nage dans les mêmes eaux que les meilleures du monde est moins loufoque. Son budget salarial autour du million et demi de dollars par équipe, déjà, montre que la ligue veut jeter des bases solides. La ligue s’est aussi dotée de commanditaires d’importance et a trouvé des partenaires qui présenteront ses matchs à la télévision, notamment à Radio-Canada. Comme toute nouvelle entreprise, la SLN doit faire attention de ne pas croître trop vite, même si certains investisseurs peuvent être plus audacieux que d’autres. Aussi optimiste la ligue puisse-t-elle être quant au potentiel du marché canadien, les réalités, de Vancouver à Halifax, sont différentes. Christina Litz est la présidente de la Super Ligue du Nord. Photo : Radio-Canada / Jacques Racine Il y aura des essais et des erreurs, admet la présidente, qui souligne cependant qu’elle compte parmi ses collègues à la ligue bon nombre d’anciens employés d’autres ligues professionnelles. Cette expérience, croit-elle, pourra aider la ligue à réaliser le projet initial de la fondatrice Diana Matheson, qui était de bâtir une ligue Au cœur de cette volonté, il y a l’effort délibéré de séduire le public, au lieu de croire qu’il se présentera aux guichets comme par magie maintenant que le Canada a sa ligue. Le mois dernier, dans le Globe and Mail, Christina Litz déplorait le fait que le sport Ses visites récentes à des matchs de la Ligue professionnelle de hockey féminin et même de la NWSL (National Women's Soccer League) américaine lui font cependant dire que le bassin d’amateurs de sports, en général, peut tout à fait prendre de l’expansion avec les bonnes initiatives. Dans la même veine, la présidente de la SLN promet le même genre de bienveillance avec ses athlètes. Soulignant la Le Canada est un pays extraordinaire pour ses athlètes et pour son écosystème sportif
, dit-elle en soulignant les progrès réalisés par la Ligue élite canadienne de basketball (LECB) et la Première ligue canadienne de soccer (CanPL), deux championnats masculins nés à la fin de la dernière décennie.Ce qu’il y a d’unique avec le soccer, c’est que même si cette ligue sera résolument canadienne, elle existera dans un écosystème international qui donne des occasions d’affaires à l’infini, poursuit la présidente de la SLN. Nous ferons en sorte que la ligue ait sa place auprès des autres nations de la CONCACAF [Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes] en compétition. Nous allons développer des athlètes et soutenir notre équipe nationale canadienne.
Nous savons aussi à quel point il est essentiel, pour n’importe quel club dans ce pays, d’avoir un contact direct avec sa collectivité, reconnaît Christina Litz. Quand nous avons mis sur pied le côté commercial de la ligue, nous nous sommes assurés que les équipes ont le loisir d’acquérir leurs commanditaires locaux. C’est bon sur le plan commercial, mais c’est aussi bon pour attirer des supporteurs au stade. Je pense que nous avons trouvé le bon équilibre.

autrement
.ne réussit pas très bien à intégrer à l’expérience des gens qui ne sont pas déjà des amateurs invétérés
.Ça prend un engagement concret de la ligue et de ses clubs pour carrément aller à la rencontre des gens et les inviter à se joindre à nous, avance-t-elle. On peut créer des amitiés, des alliances avec, par exemple, des groupes de la collectivité, des groupes de la communauté LGBTQ, et prendre l’initiative de leur dire qu’ils sont les bienvenus parmi nous. Ce sera un aspect crucial de notre réussite.
bravoure
de Latifah Abdu, ciblée par des propos racistes et sexistes sur Internet, elle rappelle que la visibilité des joueuses vient avec un lourd fardeau
dont la source se trouve souvent en ligne.Nous allons former un comité consultatif des joueuses qui va nous aider à nous pencher sur certains enjeux, précise Christina Litz. Nous trouverons des moyens de leur offrir un soutien en santé mentale et même des outils pour les aider avec la modération sur les réseaux sociaux. Tout est sur la table pour offrir à nos joueuses une belle expérience.
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